RÉSUMÉ: Les statistiques et les données de recherches à l’appui du dossier d’analyse en vue d’aborder les enjeux liés à la santé et à la sécurité psychologiques en milieu de travail.

La santé et la sécurité psychologiques

Les statistiques suivantes illustrent l’impact positif de la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail sur les organisations qui l’ont adoptée, par opposition à celles qui ne l’ont pas adoptée.

Infographic Days

(disponible en anglais seulement)

  • Dans les organisations qui appliquent la Norme, 5 % des employés estiment que leur milieu de travail est psychologiquement malsain1, comparativement à celles qui ne l’appliquent pas et où 13 % des employés estiment que leur milieu de travail est psychologiquement malsain ou dangereux.2.
  • Dans les organisations qui appliquent la norme, les employés qui vivent ou qui ont vécu des problèmes de dépression s’absentent moins souvent du travail (7,4 jours par année) que les employés des organisations qui n’appliquent pas la norme (12,5 jours).3.
Infographic Union

(disponible en anglais seulement)

  • 26,3 % des répondants syndiqués et 23,2 % des répondants non syndiqués ont mentionné que leur organisation participait activement à la mise en œuvre de la Norme ou aux efforts continus visant à maintenir et à améliorer les éléments clés de la Norme.4.
  • Il est nécessaire que les milieux de travail investissent dans des initiatives faisant la promotion d’une santé mentale positive en milieu de travail, d’une part ,pour réduire la détresse psychologique en général et, d’autre part, pour protéger les employés contre l’impact négatif du stress lié au travail.5.

Management competence

  • Les facteurs fréquemment cités comme étant très stressants ou relativement stressants incluent la frustration à l’égard d’une mauvaise gestion (54 %) et le manque d’appui de la part des gestionnaires (47 %).6.
  • 43 % des employés aimeraient que la haute direction et les ressources humaines leur fournissent davantage de soutien.7.
  • Quatre gestionnaires sur cinq considèrent qu’ils doivent intervenir auprès d’un employé qui présente des signes de dépression.8 Alors que 55 % des gestionnaires ont déclaré être déjà intervenus9, seul un gestionnaire sur trois a signalé posséder une formation qui lui permettait d’intervenir.10.
  • 65 % des gestionnaires estiment qu’ils pourraient faire leur travail plus efficacement s’ils pouvaient mieux gérer les employés en détresse.11.
  • 63 % des gestionnaires aimeraient bénéficier d’une meilleure formation pour faire face à ce type de situation.12.

La santé mentale : un enjeu qui touche le milieu de travail

  • Des données cohérentes montrent que certaines situations au travail, y compris l’insécurité professionnelle et le manque de valorisation et de respect au travail, sont associées à un risque accru de troubles mentaux courants.13.
  • 47 % des travailleurs canadiens sont d’accord pour dire que leur travail constitue la partie la plus stressante de leur journée.14.
  • 16 % des travailleurs canadiens indiquent que leur lieu de travail représente une source fréquente ou continue de dépression, d’anxiété ou d’autres troubles de santé mentale.15.
  • 38,6 % des employés n’informeraient pas leur gestionnaire actuel s’ils avaient un trouble de santé mentale.16.
  • 82 % des employés aux prises avec des troubles de santé mentale disent que ceux-ci ont des répercussions sur leur travail,17 alors que seulement 53 % des employés ayant des problèmes de santé physique affirment ressentir l’impact de ces derniers sur leur travail.18.
  • De nombreuses études révèlent que les employés sont plus créatifs et qu’ils sont capables d’atteindre un rendement supérieur au travail lorsqu’ils évoluent dans un environnement professionnel sain sur le plan de la santé mentale.19.

Les problèmes de santé mentale touchent de nombreux Canadiens

Infographic Mental Illness

(disponible en anglais seulement)

  • Un Canadien sur cinq (sept millions) est personnellement touché par la maladie mentale au cours d’une année donnée20, mais seulement la moitié de ces personnes, soit un Canadien sur dix, auront recours à des services de santé pour des troubles de l’humeur et d’anxiété chaque année.21.
  • Infographic Mental Illness Physicians

    (disponible en anglais seulement)

  • À elle seule, la dépression se classe désormais au même rang que l’hypertension artérielle comme principal motif de consultation médicale.22.
    • La majorité des médecins (63 %) considèrent que la dépression, les troubles anxieux et les troubles de stress sont les problèmes qui affichent la plus forte croissance depuis trois ans.23.
    Infographic Mental Illness Improve

    (disponible en anglais seulement)

  • La plupart des maladies mentales se déclarent avant l’âge adulte et se poursuivent tout au long de la vie. Il est cependant presque toujours possible d’améliorer la santé mentale, ce qui peut :24
    • améliorer la productivité
    • améliorer le fonctionnement social
    • améliorer la qualité de vie
    • aéduire les comportements à risque pour la santé
    • améliorer la santé physique
    • prolonger l’espérance de vie

La santé mentale est liée à la santé physique

  • Des liens directs ont été constatés entre le stress perçu au travail et cinq types de cancer particuliers (cancer du poumon, du côlon, du rectum et de l’estomac, et lymphome).25.
  • Les épisodes de stress prolongés augmentent de 150 % le risque de maladies coronariennes.26.
  • Il existe un lien entre un large éventail de troubles mentaux et l’asthme apparu à l’âge adulte ainsi que les ulcères d’estomac.27.
  • L’obésité a été associée au trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) et à la dépression.28.
  • 50 % des personnes hospitalisées en raison d’une affection cardiaque présentent des symptômes de dépression, et 25 % d’entre elles voient leurs symptômes évoluer vers un trouble dépressif majeur.29.
  • Les patients atteints d’un diabète de type 1 ou de type 2 présentent deux fois plus de risques d’être atteints d’une dépression que les personnes n’ayant pas de diabète.30.
  • Les résultats des recherches suggèrent que les facteurs psychosociaux contribuent grandement au développement de l’hypertension artérielle.31.

Les coûts liés à l’absentéisme et à l’invalidité

  • Au Canada, en 2003, les coûts associés à la maladie mentale (absences, perte de productivité, prestations et soins de santé) ont été estimés à 51 milliards de dollars.32.
  • Selon un rapport de Dewa et coll., les employés de l’Ontario qui ont reç des soins appropriés ont eu de moins longues périodes d’invalidité de courte durée.33.
    • Pour chaque tranche de cent personnes, cela représente une économie en prestations d’invalidité de 50 000 $ (environ 500 $ par personne).34
    • Les coûts associés à la mise en place de mesures d’adaptation raisonnables visant la santé mentale sont souvent assez bas, la plupart étant inférieurs à 500 $ par personne.35.
  • La dépression et l’anxiété comptent parmi les nombreux troubles de santé mentale et, à elles seules, coûtent environ 49,6 milliards de dollars par année à l’économie canadienne.36.
  • 40 % des Canadiens ont affirmé que des troubles mentaux ont perturbé leur vie.37.
  • 17 % des Canadiens ont indiqué s’être absentés du travail ou de l’école pour des raisons personnelles liées à leur santé mentale.38.
  • 8 % des Canadiens ont indiqué s’être absentés du travail pour aider un membre de la famille ou un ami proche aux prises avec un trouble mental.39.