La santé et la sécurité psychologiques dans les milieux de travail canadiens : résultats de décembre 2021

L’enquête de 2021 sur la santé et la sécurité psychologiques dans les milieux de travail canadiens a examiné la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail en mettant un accent particulier sur les répercussions sur les populations marginalisées.

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L’étude de recherche exhaustive – commandée par Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale, gracieuseté de la Canada Vie, et menée par Recherche en santé mentale Canada (RSMC) en décembre 2021 – a mesuré un large éventail de facteurs liés à la façon dont les employés se sentent au travail aujourd’hui. Ces facteurs vont de l’engagement à la sécurité, en passant par la reconnaissance et la charge de travail.

Cette enquête s’est également intéressée aux expériences des gens au sein des populations marginalisées pour voir comment ils vivent la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail.

RSMC est un organisme de bienfaisance national qui se consacre à l’amélioration de la vie d’un Canadien sur cinq atteint d’une maladie mentale, ainsi que de sa famille, de ses aidants et de sa communauté. Il fait progresser les connaissances en santé mentale fondées sur des données probantes, lesquelles permettent de résoudre des problèmes et sont applicables dans le monde réel.

Principales conclusions

Vous trouverez ci-dessous quelques-uns des points saillants, Cliquez ici pour consulter le rapport complet.

Cliquez ici pour consulter un résumé des facteurs psychosociaux qui contribuent à la santé et à la sécurité psychologiques, ainsi que le pourcentage de Canadiens qui rapportent une expérience positive.

Âge

  • Les Canadiens plus âgés ont une opinion plus positive de leur milieu de travail en général.
  • Les jeunes travailleurs (18 à 34 ans) sont plus susceptibles d’avoir des problèmes pour ce qui est d’exécuter leur travail avec assurance et d’exercer un contrôle sur leur environnement. 
  • Les jeunes travailleurs signalent également un taux plus élevé d’épuisement professionnel et de répercussions sur la santé psychologique et, bien que l’incidence soit faible, ils sont plus susceptibles d’être victimes d’intimidation et de traitements injustes en raison d’une maladie mentale.  
  • Les Canadiens âgés de 35 à 54 ans sont plus susceptibles d’avoir des problèmes de conflits au travail et ont également un taux plus élevé d'épuisement professionnel et de répercussions sur la santé psychologique que les Canadiens âgés.

Région

  • Les employés d’un océan à l’autre éprouvent des sentiments semblables à l’égard de la santé psychologique en milieu de travail, avec des différences notables. Dans l’ensemble, les personnes de la région de l’Atlantique ont tendance à avoir une opinion plus positive de leur milieu de travail.

Industrie

  • Les employés travaillant dans le secteur des finances, du droit et de l’assurance ont une opinion très positive de la santé et de la sécurité psychologiques dans leurs lieux de travail.  
  • Ceux qui travaillent dans le secteur des soins de santé sont les plus susceptibles de signaler de faibles niveaux de santé et de sécurité psychologiques en milieu de travail et sont plus susceptibles de souffrir d’épuisement professionnel, de traumatismes, de discrimination, de harcèlement et de traitements injustes en raison de leur santé mentale.  
  • Les employés syndiqués ont une opinion moins positive de la santé et de la sécurité psychologiques et risquent davantage d’être victimes d’épuisement professionnel et de traitements injustes.  
  • Bien que les cadres aient généralement une opinion plus positive, ils ont un taux plus élevé d’épuisement professionnel.  
  • Ceux qui travaillent dans de petites organisations ont tendance à être plus positifs et moins susceptibles de subir un épuisement professionnel, un traumatisme ou d’autres répercussions sur la santé psychologique.

Situation personnelle

  • Les personnes de minorité visible :
    • sont plus susceptibles d’être victimes de discrimination en milieu de travail et ont le sentiment d’exercer moins de contrôle sur leur environnement, à plusieurs égards;
    • sont plus susceptibles de subir un épuisement professionnel et de ressentir de la discrimination, des microagressions et de la solitude. 
  • Les membres de la communauté 2SLGBTQIA+ :
    • ressentent de la discrimination et se sentent en danger et sans protection sur le lieu de travail;
    • signalent des niveaux élevés d’épuisement professionnel et d’intimidation et sont plus susceptibles d’avoir subi un traumatisme.
  • Les personnes souffrant de déficiences physiques subissent de la discrimination en milieu de travail.
    • Elles souffrent également de douleurs chroniques, se sentent moins soutenues, moins célébrées, moins susceptibles de trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie privée et plus susceptibles de souffrir d’épuisement professionnel.  
  • Les personnes souffrant de déficiences mentales ou de troubles de l’humeur :
    • se sentent moins bien équipées pour gérer leur travail et trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie privée;
    • sont plus susceptibles de subir un épuisement professionnel et un traumatisme et de se sentir maltraitées en raison de leur santé mentale.

Pour examiner en détail les résultats de l’enquête, consulter le rapport complet.

Cliquez ici pour consulter un résumé des facteurs psychosociaux qui contribuent à la santé et à la sécurité psychologiques, ainsi que le pourcentage de Canadiens qui rapportent une expérience positive.

Méthodologie

Méthodologie : Au nom de RSMC, Pollara Strategic Insights a réalisé une enquête en ligne auprès d’un échantillon fiable, sélectionné au hasard, de N=5 510 adultes canadiens (18 ans et +).

Pondération : Les résultats nationaux ont été pondérés par les données du recensement le plus récent pour ce qui est du sexe, de l’âge et de la région afin de garantir que l’échantillon total est représentatif de l’ensemble de la population.

Période : Du 25 novembre au 8 décembre 2021.

Fiabilité : À titre indicatif, un échantillon probabiliste de cette taille comporte une marge d’erreur de ± 1,3 %, 19 fois sur 20. La marge d’erreur est plus grande pour les sous-segments.

Comment les résultats seront utilisés

  • Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale partagera les résultats de l’enquête avec des chercheurs, des universitaires et d’autres parties intéressées qui souhaitent analyser les vastes quantités de données brutes pour en apprendre davantage sur la santé et la sécurité psychologiques, dans l’intérêt de tous. 
  • Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale utilisera les résultats de Protégeons la santé mentale au travail pour soutenir l’amélioration continue de cette ressource.
  • Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale examinera également l’expérience des populations marginalisées sur le lieu de travail et collaborera avec des experts en inclusivité dans tout le pays pour aider à élaborer des ressources visant à améliorer l’inclusion pour tous les employés. Ces ressources seront disponibles d’ici le début de 2023 en anglais et en français, pour tous les employeurs qui veulent influencer le cours des choses d’une manière positive pour leurs effectifs.

Membres du groupe consultatif

L’élaboration de l’enquête a été éclairée par un groupe consultatif composé des personnes suivantes :

  • Akela Peoples, directrice générale, et Michael Cooper, vice-président, Recherche en santé mentale Canada
  • Alison Akkerman, vice-présidente adjointe, Communications d’entreprise et affaires publiques, Canada Vie
  • Bill Howatt, Ph. D., directeur général, Howatt HR Consulting
  • Claudine Cousins, directrice générale, Empower Simcoe 
  • Dave Gallson, directeur général national, Société pour les troubles de l’humeur du Canada 
  • Denis St. Jean, agent national de santé et de sécurité, Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC)
  • Emma Ashurst, spécialiste principale de la santé et de la sécurité au travail, Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST) 
  • Jennifer Feeney-Svab, directrice du mieux-être et de la santé mentale, Secrétariat du Conseil du trésor
  • Julie Foxcroft, gestionnaire du programme en milieu de travail/conseillère principale/ accompagnatrice de gestionnaires, IBM
  • Katherine Coons, spécialiste nationale, Santé mentale au travail, Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), site national
  • Kerilee Snatenchuk, directrice, peuples et cultures, ATB Financial
  • Kristin Bower, associée fondatrice, Leda HR
  • Liz Hovarth, gestionnaire, Santé mentale sur le lieu du travail, Commission de la santé mentale du Canada (CSMC)
  • Mary Ann Baynton, directrice des stratégies et de la collaboration, Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale
  • Megan McIlmoyl, spécialiste principale des communications, Canada Vie
  • Michael Herman, partenaire, Gowlings WLG
  • Dr Nicholas Carleton, spécialiste en santé mentale au travail, Université de la Saskatchewan
  • Sartaj Sarkaria, cheffe de la diversité/vice-présidente, Association canadienne du marketing
  • Wayne Clancy, fondateur/directeur général, MindSuite Metrics
  • Dr. Nicholas Carleton, Workplace Mental Health Specialist, University of Saskatchewan
  • Sartaj Sarkaria, Chief Diversity Officer/Vice President, Canadian Marketing Association
  • Wayne Clancy, Founder/CEO, MindSuite Metrics
Contributors include.articlesDavid K. MacDonaldMary Ann Baynton

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