Le chemin qui mène au rétablissement et au mieux-être après une maladie mentale grave est parfois long et difficile. Toutefois, avec les soins appropriés, il est possible d’y arriver.

Margaret Trudeau a déployé bien des efforts pour surmonter les obstacles qui peuvent surgir à cause d’une maladie mentale. Son état ne s’est pas amélioré jusqu’à ce qu’elle apprenne à accepter son diagnostic. Elle explique que les gens doivent « accepter le fait que les choses ne tournent pas rond dans leur vie : tout va de travers dans leurs pensées, ils n’obtiennent pas les résultats voulus, la concentration au travail est difficile, ils ressentent facilement de la frustration et du stress et ont l’impression d’être dépassés par les événements. »

Selon elle, les gens doivent d’abord trouver le courage d’accepter qu’ils souffrent d’une maladie mentale, puis obtenir l’aide dont ils ont besoin.

Mme Trudeau établit un parallèle entre les étapes de sa guérison et les cinq étapes du modèle de Kübler-Ross. Proposé pour la première fois par la psychiatre suisse Elisabeth Kübler-Ross, le modèle définit les cinq étapes du deuil selon une série d’émotions vécues après la perte d’un être cher. Ces émotions sont le déni, le marchandage, la colère, la dépression et l’acceptation. Margaret Trudeau se sert du même modèle pour expliquer la perte de la santé mentale et du mieux-être.

La première étape est le déni : « Je n’ai pas de maladie mentale, rien ne cloche chez moi! » Le déni fait ensuite place au marchandage. Comme l’explique Mme Trudeau, c’est l’étape au cours de laquelle vous pourriez vous dire : « Si je fais un peu plus de yoga et si je mange plus de chou frisé, tout ira bien! » À l’étape suivante, quand vous constatez que votre état ne s’améliore pas, la colère se manifeste souvent. Les gens posent fréquemment la question : « Pourquoi moi? » D’après le modèle, l’étape suivante est la dépression. Cela se produit quand vous ne savez pas quoi faire au sujet de votre maladie, ni comment gérer vos symptômes et les sentiments qui vous assaillent. L’acceptation est la dernière étape du modèle. À ce stade, vous acceptez votre maladie pour ce qu’elle est et vous êtes disposé à faire le nécessaire pour vous rétablir.

En conclusion, Margaret Trudeau offre la réflexion suivante : « La maladie mentale est un problème sérieux que nous devons affronter. Nous ne pouvons pas ressentir de crainte à son sujet, parce que la crainte nous empêchera d’obtenir de l’aide. »

Pour en savoir davantage sur le rétablissement, consultez la section Approches de mieux-être.