Voir plus sur le 10e Anniversaire du Centre

Par Mary Ann Baynton

Quelle année! Nous avons célébré le 10e anniversaire du Centre pour la santé mentale en milieu de travail de la Great-West et celui de la Commission de la santé mentale du Canada.

De plus, la Dre Joti Samra, en collaboration avec des collègues, a rédigé le rapport The Evolution of Workplace Mental Health in Canada Research Report (en anglais seulement). Cette recherche nous a aidés à cibler les initiatives qui ont été favorables à l'évolution de la cause de la santé mentale en milieu de travail. La norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail, citée dans le rapport comme étant la principale influence dans ce domaine, est utilisée depuis quatre ans et a été téléchargée plus de 35 000 fois à ce jour.

Enfin, il y a eu la rédaction du livre L'évolution de la santé mentale en milieu de travail au Canada - Vers une norme en matière de santé et sécurité psychologiques.

Cette année, nous avons été touchés en voyant les nombreuses personnes qui ont mis leur passion et leurs efforts au service de la cause. Nous en avons également profité pour regarder en avant, voir ce qui s'offre à nous et ce dont nous aurons besoin dans l'avenir.

Nous avons également dû reconnaître qu'il était important de joindre l'acte à la parole. Dans notre enthousiasme et notre élan, bon nombre d'entre nous ont agi comme des cordonniers mal chaussés. Nous nous sommes négligés pour répondre aux besoins d'autres personnes qui réclamaient nos services.

J'ai vu des collègues, des professionnels et des entrepreneurs de différents secteurs qui ont poussé leurs limites au-delà de leurs capacités. Certains sont tombés, du moins temporairement. J'en sais quelque chose, car au moment même d'écrire ces lignes, je réalise que j'ai moi-même presque heurté un mur. Dans mon ardeur, je voulais en faire toujours plus, toujours mieux et atteindre le plus de gens possible. En fin de compte, j'en suis presque arrivée à ne plus être capable de rien du tout.

Dans notre domaine, nous parlons de la responsabilité organisationnelle et nous croyons sincèrement qu'une grande part de cette responsabilité incombe aux employeurs. Nous leur conseillons de s'assurer d'offrir un milieu de travail sécuritaire sur le plan psychologique, avec des exigences raisonnables et des attentes claires. Mais nous ne parlons pas autant des personnes qui créent leurs propres exigences et dont les attentes vis-à-vis d'elles-mêmes sont la plupart du temps déraisonnables. Quelle est notre responsabilité par rapport à notre propre santé mentale? L'année prochaine, j'essaierai de prendre davantage mon propre bien-être en main et d'encourager les autres qui sont passionnés et dévoués à en faire autant. Nous sommes des modèles pour les jeunes travailleurs, et si nous n'appliquons pas ce que nous prêchons, cela pourrait passer pour de l'imposture à leurs yeux. Ma résolution du Nouvel An sera donc de travailler en collaboration avec tous les autres superperformants, les visionnaires passionnés, les ardents défenseurs, les personnes avides d'aider leurs prochains à prendre du recul et à se poser la question : « Si nous ne sommes pas capables de joindre le geste à la parole et de protéger notre propre santé mentale, devons-nous continuer à en faire la promotion? »