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Il y eut une époque où la couverture médiatique réservée à la maladie mentale au Canada ne traitait que de tragédies impliquant des personnes aux prises avec une grave maladie mentale non soignée. Cette façon de faire a influencé la perception de bon nombre de personnes par rapport aux problèmes de maladies mentales.

La maladie mentale était alors perçue comme quelque chose de honteux ou de dangereux, associée à une perte de contrôle ou à la violence. Même si l’Association canadienne pour la santé mentale répète depuis de nombreuses décennies qu’il a été prouvé que les personnes aux prises avec la maladie mentale ne sont pas plus violentes que le reste de la population en général, les médias ont contribué à en donner une image biaisée.

Le rapport sur l’évolution de la santé mentale au travail du Centre, publié en février de cette année, donne un aperçu des tendances relatives à la santé mentale dans les médias de la dernière décennie. Heureusement, nous avons fait du chemin, mais il reste encore du travail à faire.

En 2008, l’un des principaux quotidiens à couverture nationale du Canada, le Globe and Mail, faisait un pas important en publiant une série détaillée et bien relatée sur la maladie mentale (en anglais seulement) qui incluait également des histoires portant sur les milieux de travail. Cette série a peut-être contribué à donner le ton pour des reportages plus complets et mieux informés sur la maladie mentale.

À une autre occasion, André Picard, journaliste spécialisé en santé connu pour faire la promotion d’une couverture médiatique qui dresse un portrait exact de la maladie mentale, a été interrogé par le Dr Robert Whitley, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas au sujet des changements dans les médias.

Dans cette vidéo, le journaliste et auteur Linden MacIntyre interpelle les médias au sujet des anciennes attitudes sociales à l’égard de la maladie mentale et invitent tous les journalistes à contribuer à l’amélioration de la connaissance de ce sujet et à continuer à faire évoluer la mentalité collective au moyen d’un bon journalisme. La vidéo Mindset au bas de la même page présente les points de vue des journalistes André Picard et Karen Pauls, de même que celui de Michael Kirby de Partenaires pour la santé mentale.

Le premier ministre Justin Trudeau a certainement contribué à faire avancer la cause lorsqu’il a prêté sa voix à la campagne de la Semaine nationale de la santé mentale de 2016 en faisant une déclaration publique encourageant les Canadiens à PARLER HAUT ET FORT pour la santé mentale. À l’étranger, la famille royale s’implique également dans la lutte contre la stigmatisation associée à la maladie mentale par l’entremise de ses activités philanthropiques.

Des campagnes de sensibilisation telles que Cause pour la cause de Bell permettent également de sensibiliser la population en général. Le nombre de célébrités et de politiciens qui ont témoigné de leur propre vécu par rapport à la maladie mentale a également aidé à briser les stéréotypes et à dissiper les mythes entourant la catégorie de personnes pouvant être atteintes de maladies mentales.

Toutes ces personnes nous aident à reconnaître que la maladie mentale fait partie de la condition humaine et que nous avons tous notre part de responsabilité dans la protection de la santé mentale.

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